Les sept partis réunis autour de la table par les informateurs bruxellois semblent résister à se mettre sur un même axe.
Invité ce mardi matin en télévision, le président du PS a estimé, au regard des efforts des informateurs bruxellois Elke Van den Brandt (Groen) et Christophe De Beukelaer (Engagés), qu’il y avait « enfin sur solution, pratiquement » pour la formation d’un nouveau gouvernement bruxellois et que les choses pourraient aller « très rapidement ». « On pense qu’il y a une formule avec cette coalition (…) (vu qu’) on (dispose d’) une majorité solide côté francophone et néerlandophone », a-t-il poursuivi.
Un vent contraire
Des sept partis appelés à discuter de la proposition des deux informateurs – partis qui se reverront mercredi – deux semblent ne pas être sur le même ligne que le président du PS. L’un, ouvertement, l’autre, indirectement.
Le premier, l’Open Vld, a fait savoir, par l’entremise de son chef de file bruxellois, Frédéric De Gucht, qu’il refuse de gouverner sans la N-VA. Sa position est, d’après nos confrères de La Libre, « largement soutenue en interne ». « Nous ne bougeons pas d’un iota », déclarait ainsi Alexia Bertrand, cheffe de groupe à l’Open Vld à la Chambre, citée toujours par La Libre. « Penser que Bruxelles peut s’en sortir en excluant le premier parti au fédéral c’est un leurre », affirmait cette dernière.
Du côté du MR, c’est le flou. Certains estiment que le parti libéral est toujours désireux de faire monter au gouvernement bruxellois son partenaire au fédéral, en l’espèce, la N-VA, mais d’autres pensent que les libéraux francophones pourraient tenter de faire « monter les enchères », selon la Libre.
La NV-A, enfin, jusqu’ici dindon de la farce, estime, par l’entremise de sa cheffe de file bruxelloise Cieltje Van Achter, que « les informateurs pensent que tous les partis doivent mettre de l’eau dans leur vin, sauf… le PS ».
Maxence Dozin
(Photo Belgaimage)