Le nouveau permis de conduire numérique européen se veut pratique, mais il ne s’accompagne pas que d’avantages. Les conducteurs âgés devront désormais prouver chaque année leur aptitude à conduire. Les détenteurs d’un nouveau permis seront également soumis à une période probatoire de deux ans, assortie de sanctions plus sévères. Par ailleurs, ce permis devra être renouvelé tous les dix à quinze ans maximum. Certains redoutent qu’il ne serve de tremplin vers l’instauration d’une identité numérique obligatoire au sein de l’UE.
En principe, la mobilité et la circulation routière ne relèvent pas des compétences directes de l’Union européenne, et donc pas non plus de la Commission européenne. Pourtant, depuis 2010, la Commission s’implique de plus en plus dans les questions de sécurité routière, invoquant le traité de Lisbonne et la volonté de créer un espace européen harmonisé en la matière.
En pratique, cela signifie que la Commission ne peut normalement pas s’ingérer dans les règles de circulation, l’immatriculation des véhicules ou les permis de conduire. Mais via des directives sur la sécurité routière, elle peut contraindre les États membres à adapter leur législation nationale. La nouvelle directive sur les permis de conduire, avec l’introduction du permis numérique, constitue donc une exception.
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