L’ancien chef de cabinet de Georges-Louis Bouchez a quitté ses fonctions et donne à cette occasion un large entretien dans La Libre Belgique de ce jour . L’occasion pour lui de revenir sur son expérience dans le monde politique.
M. Miller y insiste sur l’urgence de baisser les dépenses publiques : « Des politiques publiques qui parfois coûtent très cher ont été mises en place il y a vingt, trente ans ou quarante ans. Il faut avoir le courage d’arrêter toutes ces politiques qui coûtent un porte-avions sans avoir l’effet qu’elles devraient avoir. Je pense aux aides et aux subsides à l’emploi. Ces trucs ont été développés dans les années 80 et 90, à l’époque où il y avait une pénurie d’offres d’emploi. Mais aujourd’hui on est dans une situation inverse : les emplois vacants ne trouvent pas preneurs. »
Les structures de l’Etat coûtent aussi beaucoup trop cher ainsi selon lui : « Une part énorme des moyens publics destinés aux citoyens est dispersée dans les structures qui les distribuent. Une série de personnes dans les interstices du système vivent de cela, de cet argent public. Les structures de l’État et en dehors de l’État coûtent très cher. Il y a des économies très importantes à faire pour ensuite redistribuer ces ressources vers ceux qui en ont besoin. »
Il aborde également le sujet des réglementations européennes ou belges en toutes genres qui soit freinent l’activité économique ou qui ne concernent pas les vraies priorités des citoyens. Ainsi il signale : « Est-ce qu’on peut fumer ou pas ? Sur la terrasse ou pas ? Peut-on encore prendre sa bagnole pour aller en ville ? La limitation de la vitesse était fixée à 50 km/h mais, maintenant, c’est à 30. Récemment, à Bruxelles, j’ai été flashé à 38 km/h… alors qu’à deux kilomètres de là, on se massacrait à la kalachnikov au métro Clemenceau. »
Enfin sur l’univers médiatique belge il voit une trop grande facilité à mettre des gens dans des cases sans argument crédible. Ainsi il déclare : « Il y a une grande polarisation. Certains disent « ceci est le bien, ceci est le mal ». Et il en résulte des raisonnements simplistes. Par exemple, à l’égard de cette espèce de fantôme qu’est l’extrême droite : c’est très facile de lancer à un adversaire qu’il est d’extrême droite et de l’enfermer dans le camp du mal. Avec le cordon sanitaire médiatique, un système de pensée a été mis en place qui empêche certaines personnes d’exprimer leurs opinions. On ne combat plus des idées, mais des personnes en les jetant dans un camp où elles n’ont plus droit à la parole. »
La rédaction
(Photo Belgaimage)