Le remake woke de Blanche-Neige version 2025 signe un record historique : celui du pire démarrage pour une adaptation Disney en prises de vues réelles. Entre disparition des nains, prince charmant castré et héroïne réécrite à coups de catéchisme féministe, Hollywood se tire une flèche dans le pied.
Sorti ce week-end en fanfare (idéologique), Blanche-Neige n’a engrangé que 43 millions de dollars pour son lancement aux États-Unis. Un chiffre famélique pour une production qui en a coûté près de 250. C’est tout simplement le plus mauvais démarrage de l’histoire des remakes Disney – pire que Dumbo, pire que tout.
Le film, porté par Rachel Zegler, actrice engagée et militante, incarne à lui seul les travers du cinéma contemporain. Blanche-Neige n’est plus la jeune fille douce et rêveuse du conte de Grimm, mais une guerrière woke qui n’a besoin de personne, encore moins d’un prince charmant. Ce dernier, en effet, est relégué au second plan, transparent, presque gêné d’exister. Quant aux célèbres Sept Nains ? Disparus, effacés. Ils ont été remplacés par des créatures numériques « diversifiées », au nom de l’inclusion, déclenchant la colère légitime des acteurs nains d’Hollywood, évincés du tournage par une machine à moraline.
Artistiquement manqué
Critiqué de toutes parts, le film déçoit aussi sur le plan artistique. En France, Le Figaro dénonce une version « trop lisse et pasteurisée », Le Parisien parle de « fake movie » aux décors médiocres, et 20 Minutes évoque un film d’animation « laid et sans magie ». Même The Guardian n’a pas épargné ce remake, le qualifiant de « terrible ».
Et le public ne suit pas. Le film, qui visait 100 millions dès son premier week-end, a attiré surtout… des spectatrices (70 % du public américain), là où les grands succès Disney attiraient jadis toute la famille. Disney évoque un démarrage « lent mais prometteur », mais il faudrait un miracle – ou un bon sortilège – pour sauver ce naufrage.
Blanche-Neige version 2025, c’est la rencontre manquée entre l’idéologie contemporaine et la magie des contes. Quand les studios préfèrent faire la morale plutôt que du cinéma, les spectateurs, eux, désertent les salles.
A.G.
(Photo Valérie Macon/AFP : l’actrice Rachel Zegler)