Ce sont les secteurs pharmaceutiques, de la chimie et de l’alimentation qui seront les plus impactés, selon une étude produite par la banque ING.
La Belgique pourrait perdre jusqu’à un tiers de pour-cent de son PIB en fonction de la lourdeur des droits de douane décidés par l’administration Trump, qui pourraient atteindre 25% pour certains produits. C’est ce que soutient une étude réalisée par la banque ING et relayée ce mercredi par le journal l’Echo. Il ne s’agit là, par ailleurs, que de l’impact direct en termes de réduction des exportations ; un impact indirect étant à craindre en cas de chute des marchés financiers possiblement consécutive à un climat de méfiance entourant ces nouveaux « tarifs ».
Un rebond qui fait long feu
La Belgique, explique le rapport, se distingue actuellement par une baisse structurelle de ses exportations, particulièrement au cours de ces deux dernières années ; ceci alors qu’elle avait su tirer en 2021 et 2022 un « profit » particulier de la crise COVID grâce à ses produits pharmaceutiques. « Les coûts nominaux de la main-d’œuvre par unité et par heure travaillée ont augmenté plus fortement qu’en Allemagne. De plus, nos prix de l’électricité ont augmenté relativement fortement et nos entreprises n’ont pas pu réduire leur dépendance énergétique autant que chez nos voisins », relève Ruben Dewitte, auteur de l’étude.
Les Etats-Unis constituent la quatrième marché d’exportation de la Belgique, rassemblant un peu plus que 7,5% des envois commerciaux belges à l’étranger.
Maxence Dozin
(Photo Belgaimage)