Pour la présidente de la Commission européenne, la salve de droits de douane telle qu’annoncée par l’administration américaine constitue un « coup dur » pour l’économie mondiale.
Ursula von der Leyen a affirmé ce jeudi matin depuis Samarcande (Ouzbékistan) regretter « profondément » la nouvelle posture de l’administration américaine en matière de droits de douane, et a indiqué déjà travailler sur une riposte consistant en un « paquet de contre-mesures » au cas où de futures négociations avec l’administration américaine devraient échouer.
« Je suis d’accord avec le président Trump pour dire que d’autres profitent injustement des règles actuelles » a estimé la présidente de la Commission européenne. « Mais je veux aussi être claire: ce n’est pas en utilisant les droits de douane comme premier et dernier outil que l’on va régler le problème. C’est pourquoi, dès le départ, nous avons toujours été prêts à négocier avec les États-Unis, afin de supprimer les derniers obstacles au commerce transatlantique ».
Pour rappel, le président américain a annoncé mercredi de nouveaux droits de douane de 20% sur les produits européens exportés aux Etats-Unis, en plus des barrières à l’entrée déjà imposées sur l’acier et les voitures et autres pièces automobiles. Une cinquantaine d’autres États sont également concernés par des droits de douane de 10% ou plus.
« Pas d’ordre dans le désordre »
M. von der Leyen a par ailleurs estimé qu’il ne semblait pas y avoir « d’ordre dans le désordre » dans le chef de l’administration américaine en matière de nouvelles règles douanières, déplorant une décision qui aura des conséquences « désastreuses pour des millions de personnes dans le monde ».
« Passons de la confrontation à la négociation », a-t-elle encore exhorté, alors que certains experts estiment que la stratégie coup de poing dans le chef de l’administration Trump consiste en une stratégie « d’annoncer plus pour négocier moins ».
Maxence Dozin
(Photo Belgaimage)