Les relations entre le Rwanda et la Belgique s’apparentent à une montagne russe avec ses hauts et ses bas mais la décision de Kigali de rompre tous les liens diplomatiques avec Bruxelles est une première depuis l’indépendance de ce pays le 1 juillet 1962.
Une décision qui sans doute n’a pas été prise sur un coup de tête. Paul Kagame a dû peser le pour et le contre.
En coupant les ponts avec son ancienne métropole, Kigali espère faire d’une pierre deux coups. Le premier est de faire de la Belgique un bouc émissaire en l’accusant de soutenir unilatéralement le point de vue de la République démocratique du Congo mais aussi de pointer la responsabilité belge dans les origines du génocide de 1994. Des transferts à l’époque de la colonisation de population seraient à la base des rivalités entre Hutus et Tutsis.
Couper les ponts
Avec la fin des relations diplomatiques, Kigali veut aussi et surtout s’affranchir de son ancien tuteur qui n’arrête pas de dénoncer la politique impérialiste menée par le régime de Kagame en RDC depuis près de trois décennies.
Longtemps, la communauté internationale – et particulièrement l’Union européenne – s’est montrée conciliante envers les différentes opérations menées par le Rwanda chez son voisin. Aujourd’hui, la donne a changé. La campagne d’annexion, limitée à ce jour aux deux Kivu et lancée sous le couvert d’un mouvement politico-militaire (le AFC/M23), n’est plus tolérée.
La Belgique est un des premiers pays à l’avoir dénoncé. Pour elle, les frontières internationales ne peuvent être modifiées. Une position claire qui, contrairement ce qu’affirme Kigali, n’est pas un blanc-seing donné au régime de Felix Tshisekedi dont la mauvaise gouvernance et la nécessité de réformes sont souvent rappelées par le Ministre belge des Affaires étrangères.
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