Un juge a confirmé ce dimanche le placement en détention provisoire de M. Imamoglu pour « corruption », mais rejette l’accusation de « terrorisme ». Des dizaines de milliers de partisans du maire ont envahi les rues de la capitale et d’autres villes turques au cours du week-end.
Le nombreuses manifestations organisées ce samedi et ce dimanche n’auront pas eu raison de la détermination de la justice turque à réduire au silence le maire d’Istanbul. M. Imamoglu a en effet été placé en détention provisoire pour « corruption ». Ses avocats ont exprimé leur intention de faire appel de cette décision. L’édile a par ailleurs été suspendu de ses fonctions, a déclaré le ministère de l’intérieur turc dans un communiqué.
M. Imamoglu, qui avait samedi dénoncé des accusations « sans fondements » a été transféré vers la prison de Marmara, aux abords de la ville. Plusieurs de ses co-accusés auraient également été incarcérés. Le maire de la plus grande ville turque a estimé qu’il s’agissait là d’un processus judiciaire « loin d’être équitable ». « C’est une exécution sans procès », a accusé M. Imamoglu dans une déclaration transmise par ses avocats. « Je ne plierai pas, tout ira bien », a conclu l’élu, appelant ses partisans à ne « pas perdre espoir ».
Maxence Dozin
(Photo Belgaimage)